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Du Château de Coastaérès à Tourony

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Le château de Costaeres depuis Tourony. Croquis de Jeannic Le Guillouzer - Le Voyer.

Au tout début du vingtième siècle, Pierre Le Guillouzer quitte Troperig et son travail de valet de ferme pour devenir gardien de propriété au château de Costaeres, bâti sur l’îlot du même nom situé à l’ouest du chenal du port de Ploumanac’h. « Kostaerezh » pourrait signifier « corps de garde », à partir de la racine « cost » qui veut dire « garde » en ancien breton. L’endroit est effectivement un lieu d’observation pour l’entrée du port de Ploumanac’h. La référence à une « vielle sécherie » ou « kozh sec’herez », qui fait figure de version officielle, semble pour le moins contestable. En effet, d’une part les deux prononciations sont trop éloignées, et d’autre part tous les îlots étaient utilisés à une certaine époque pour faire sécher le goémon, pas uniquement celui de Costaeres. Le château de style gothique avait été édifié à la fin du dix-neuvième siècle par l’ingénieur polonais Abdank-Abakanowicz.

Pierre Le Guillouzer et son épouse Maryvonne Le Flem s’installent donc avec leurs six enfants dans l’annexe située côté Ploumanac’h, derrière la plage de la Bastille. Après la première guerre mondiale, les garçons de la famille se tournent naturellement vers la mer pour gagner leur vie. Marcel s’embarque comme mousse sur la goélette Walkyrie à l’âge de 12 ans. Il voguera ensuite sur les paquebots : entre 1923 et 1924, il effectue pas moins de sept passages à New-York, sur le Suffren, le Savoie, le Chicago ou encore le De Grasse. Il se spécialise dans les métiers du service en salle et de la restauration, devient cuisinier. Après son service militaire dans la Marine Nationale, il travaille dans différents établissements et envisage sérieusement de créer sa propre affaire.

Quelques années avant la seconde guerre mondiale, Marcel Le Guillouzer construit avec son père un petit hôtel le long de la plage de Tourony à Trégastel. Il décide de l’appeler « Quo Vadis », en mémoire de l’écrivain polonais Henryk Sienkiewicz. À la fin du dix-neuvième siècle, ce dernier avait séjourné au château de Costaeres où il aurait travaillé à la traduction française de son roman Quo vadis ?, pour lequel il devait obtenir le prix Nobel de littérature en 1905.

Publicité de l’Hôtel Quo Vadis (1937).

L’Hôtel Quo Vadis a depuis été transformé en bâtiment résidentiel. En face, l’îlot de Costaeres est accessible à marée basse. Le promeneur peut alors approcher cette propriété mystérieuse, bien protégée par un porche de granit dissuasif. Il devra toutefois veiller à ne pas se laisser surprendre par le flux recouvrant promptement l’estran. Un horaire des marées disponible à l’agence peut s’avérer d’un précieux secours.

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